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Le Canada fait partie
des pays montrés du doigt par le Centre Simon-Wiesenthal pour leur
manque manque de volonté politique dans la traque d'anciens criminel
nazis.
Dans son rapport annuel publié dimanche, le centre, basé à Los Angeles, évoque
la « faillite complète » du Canada, ainsi que de l'Australie, de
l'Estonie, de la Lituanie, de l'Ukraine et de la Hongrie dans ce
domaine.
« [...] Il n'existe pas [dans ces pays] d'obstacle
juridique dans la recherche et la traduction en justice de présumés
criminels de guerre », explique le Centre, mais « leurs efforts (ou
leur absence) ont eu pour résultat une faillite complète durant la
période étudiée ».
Parmi les cas cités dans le rapport, figure celui
de Sandor Kepir qui a été condamné en Hongrie pour complicité dans
la mort d'au moins 1200 civils en Serbie, en 1942. Bien qu'il ait
été localisé à Budapest par le Centre Simon-Wiesenthal, il n'a pas
été arrêté.
À l'inverse du Canada, l'Allemagne et les États-Unis
s'attirent les louanges du centre. Ces deux pays sont en effet les
seuls à décrocher la note A pour le « très grand succès de leur programme
d'enquête et de poursuites ».
La publication du rapport intervient le jour du 65e
anniversaire de la libération du camp de Buchenwald, dans lequel
56 000 personnes ont perdu la vie entre 1937 et 1945, et la veille
de la Journée de la Shoah.
radio-canada.ca
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